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lundi 19 mai 2014

Bouvines: le regard d’un Flamand sur 1214, ses causes et ses conséquences

Dimanche dernier, la salle de la mairie de Bouvines accueillait plus de 75 personnes venues assister à la conférence : « Bouvines et la Flandre », proposée par « Les Amis de Bouvines » et donnée par Éric Vanneufville, historien spécialiste de l’histoire de la Flandre


Celui-ci a fait voyager son auditoire de Bouvines à Courtrai, à travers les 13e et 14e siècles, et montré la Flandre comme un opulent comté, objet de convoitises tant du royaume de France et que de celui d’Angleterre.

Il a insisté sur la dimension sociale des événements historiques ainsi que sur la psychologie des principaux acteurs : Philippe Auguste, Jean sans Terre, Ferrand, Jeanne de Flandre…

Après 1214, et durant tout le 13e siècle, la monarchie française jouera sur les divisions sociales de la Flandre et s’appuiera sur la bourgeoisie de Gand, Bruges, Ypres et Lille, pour imposer sa loi au peuple flamand profitant d’un pouvoir comtal contesté localement.

En 1302, la révolte du peuple, menée essentiellement par les corporations, va conduire à l’écrasante victoire des « communiers » flamands sur la chevalerie française à Courtrai, le 11 juillet 1302, jour de la bataille des Éperons d’or.

Au cours des années suivantes, les dissensions sociales flamandes et le ralliement des nobles aux rois de France, conjugués à l’absence de soutien de l’Angleterre, aboutiront à la sanglante défaite des paysans flamands révoltés à Cassel en 1328.

Captivé par cette description réaliste, par opposition à certaines explications hypothétiques, l’auditeur avait l’impression de se situer au cœur de la vérité historique. Au milieu de la causerie, un groupe de trente randonneurs d’EuroPiat, menés par le Seclinois Christian Vasseur et le Bouvinois René Thaïci, est venu faire le plein de culture, avant de repartir visiter dans le vent le champ de bataille.


Dernier ouvrage d’Éric Vanneufville : « Le Front flamand 1214 -1328 » (Ed. Yoran Embanner, 15€) J.-L.P. (CLP)

in LA VOIX DU NORD, édition de Villeneuve d'Ascq, 17 mai 2014

dimanche 18 mai 2014

plaisirs nautiques dunkerquois

Outre la présence du Christ-Roi et de la Nele, occasion est donnée, avec les rendez-vous de la mer, de voir quelques voiliers bien sympathiques en renfort de ceux attachés aux anneaux de plaisance du bassin de commerce de Dunkerque et, chose exceptionnelle, sous un  beau soleil, qui se faisait attendre depuis pas mal de temps....














avec la Nele, fille d'Ostende

Voilier belge construit en 2005, la Nele est une reconstitution d'une chaloupe dundee flamande traditionnelle à deux mâts, qui était surtout utilisée par les pêcheurs d'Ostende entre 1820 et 1930. Basé à Ostende, il sert de bateau de croisière ou de promenade pour 25 personnes.




le Christ-Roi, plus ancien bateau navigant du Nord-Pas-de-Calais

Dundee construit en 1942 pour un patron de pêche de Grand-Fort-Philippe, le Chist-Roi est armé à la voile et au moteur. Utilisé au large des côtes de Flandre et jusqu'à l'embouchure de la Tamise pour la pêche au chalut de la crevette, du poisson plat et du hareng, il est vendu à Boulogne en 1982 et désarmé quelques années plus tard. Abandonné, il est renfloué et reconstruit à Grand-Fort-Philippe en 1992, avec la participation de la ville de Gravelines. Il peut transporter un équipage de 8 à 12 personnes et participe depuis à de nombreux rassemblements de vieux gréements. 








dimanche 4 mai 2014

Dunkerque : retour au travail pour le pont du môle 2

Bloqué depuis octobre 2012 à la suite d'un des éléments permettant sa rotation, le pont du môle 2 ne bougeait plus... contrairement aux autres ouvrages mobiles du port, il s'agit d'un pont tournant. Les travaux de réparation commencés en avril 2013 se sont enfin achevés fin mars 2014

Le pont est donc de nouveau ouvert à la circulation aux heures de pointe, comme avant sa fermeture :
- de 7 h à 8 h 30, de 11 h 30 à 14 h 25 et de 17 h à 18 h 40 en semaine
- de 7 h à 8 h 30 et de 11 h 45 à 14 h 15 le samedi.










histoire d'eau : la citerne de Gravelines

 Comme toutes les villes littorales fortifiées par Vauban, la citerne de Gravelines ne déroge pas à la règle: pour pallier le manque d'eau, il faut stocker l'eau pluviale dans de profondes citernes dont l'un des plus beaux exemples reste celle de cette ville, alimentée par les toits de l'église saint-Willibroard qui la jouxte... Non seulement de belle facture, elle a gardé tous ses attributs contrairement à celles de Bergues et de Calais ou encore celle, disparue de longue date, de Dunkerque.








navigation estivale à Gravelines

 Comme il est devenu de coutume depuis des années, les beaux jours voient le retour des barques electriques et des pédalos au pied de la porte aux boules de la dernière ville tenue par Vauban, où il assura sa dernière charge de gouverneur militaire. Les douves qui ceignent la fortification hexagonale originelle d'Olgiati et des autres architectes militaires italiens au service de Charles Quint puis de la Couronne d'Espagne sont toujours en eau, alimentées qu'elles sont en permanence par le cours de l'Aa qui l'avoisine.

Dernière ville a ainsi être protégée de douves en eau, on peut, grâce à une location à prix modique, en faire le tour complet de cette façon et ainsi découvrir la vielle forte sous d'autres aspects, notamment les derniers travaux de rénovation des murs et des demi-lunes.