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mardi 4 août 2015

calme estival en Flandre maritime... la quiétude de Looberghe






le meilleur point de vue sur Bergues

 Entrer dans Bergues et choisir immédiatement le meilleur point de vue : le beffroi... Certes moins haut que celui qui a été détruit pendant la dernière guerre par l'Occupant, il offre un point de vue admirable sur le plat pays, à la limite de la Flandre maritime, gagnée sur la mer... Au fur et à mesure de la montée, trois salles s'offrent au visiteur : la première sur les fortifications, la seconde sur le carillon et les cloches, la troisième, où l'on ne peut jeter le regard que par une grille, montre une tête du géant de la ville, Lamartine..;

 Si le point de vue est magnifique, il faut cependant se contorsionner un peu tant le passage entre le campanile et les clochetons est étroit...
 Un regard sur la porte de Cassel, érigée pendant la transformation de la ville par Vauban.

 L'abbaye saint-Winoc, un vrai mont de Flandre, haut de 28 mètres

 La mairie, gardée par L'Electeur de Bergues Lamartine, rare géant qui ne soit ni porté ni tracté...

 L'église Saint-Martin, reconstruite partiellement après la dernière guerre...
 La Poste, la vraie, qui ne fut pas le lieu de tournage de "Bienvenue chez les Ch'tis"
et où que l'on pose le regard, quelques surprise au coeur des ilots... tout comme la vue de la fameuse rue circulaire, qui se devine par le tracé des toits, un peu plus loin, ultime vestige du Burgus, l'enceinte circulaire caractéristique des villes fortifiées chargées de garder le littoral contre les incursions normandes par la dynastie carolingienne.

en passant par l'abbaye de Marchiennes

Le monastère est fondé vers 630 par des moines irlandais, disciples de saint Colomban, et par le duc de Douai, sur les conseils de saint Amand. Marchiennes est alors un monastère d’hommes. Un an près la mort d’Adalbert I d'Ostrevent en 642, sa veuve, Rictrude fait de l’établissement un monastère double. Rictrude en est la première abbesse. On compte parmi les fondateurs, outre Adalbaud et Rictrude, sainte Eusébie, patronne de Wandignies-Hamage. Durant des siècles, malgré les guerres et les invasions, le monastère réussit à faire prospérer la ville et la région grâce au défrichage, au drainage et à l'exploitation des marais et des tourbières. 
 
Par deux fois, il est ravagé par les Normands au IXe siècle. À la fin du Xe siècle, il ne reste de la communauté masculine que quelques chanoines.
En 1024, Marchiennes redevient monastère d’hommes, et adopte, comme beaucoup d'autres en Europe, la règle de saint Benoît, remplaçant peu à peu les austères règles irlandaises du courant colombanien. La communauté devient l'une des principales abbayes du Nord de la France.
en 1133, les reliques de sainte Eusébie sont transportées à Marchiennes. Les os y sont montrés, « sains et entiers, aux fidèles, aux religieuses et aux enfants des écoles »
 
Au XVIe siècle, l’abbaye bénéficie des largesses d'un moine brugeois mécène. Elle soutient la création d'un collège à l'université de Douai entre 1564 et 1570. Mais, en août 1566, elle est ravagée par les « Gueux » qui détruisent la plus grande partie de ses œuvres d'art.
 
Son activité persiste ensuite jusqu'au XVIIIe siècle, qui lui est fatal par deux événements : le siège de 1712 et la Révolution. En 1712, lors du siège de Marchiennes, abbaye et ville sont bombardées durant quatre jours et partiellement détruites. Une restauration est entreprise. La plupart des bâtiments subsistant aujourd'hui datent de cette époque. Survient ensuite la Révolution, qui chasse les bénédictins. En 1791, ils quittent définitivement l'abbaye. N'en reste plus que le logis d'entrée aujourd'hui occupé par la Mairie, l'ancienne brasserie et quelques batiments en cours de rénovation...






L'ancien logis d'entrée, de 1748, aujourd'hui mairie









lundi 3 août 2015

Les souvenirs de Marchiennes

 A quelques pas de l'entrée de l'ancienne abbaye de Marchiennes, sur un rond-point se dresse un lieu de mémoire des plus complets... Si l'oeil est d'abord attiré par la haute colonne du monument aux morts, on relarque d'emplée le petit monument dédié aux soldats de la ville tombés à la guerre de 1870... Quoi qu'on en dise, ces monuments sont plutôt rares et oubliés...
 La première guerre n'est pas oubliée...


 Le monument principal, outre les soldats de la Grande guerre honore ceux de la seconde, ainsi que les victimes civiles et les soldats tombés sur le territoire de la commune en 1940....
Enfin, la ville n'oublie pas ses enfants tombés outre-mer, dans ce que l'on admit plus tard officiellemment comme étant la guerre d'Algérie...

samedi 1 août 2015

nuit dunkerquoise, citadelle endormie







le menteur gardien de nuit

 Et le Leughenaer de monter toujours la garde sur la cale des pêcheurs, rêvant surement de ses origines bourguignonnes.



nocturne à saint-Eloi


Que l'on apprécie ou pas le nouveau pavage du parvis de saint-Eloi de Dunkerque (personnellement, je ne compte plus les fois où mes pieds se sont pris dans les pavés ou j'ai manqué de basculer en m'appuyant sur les bittes flexibles qui interdisent le stationnement), que l'on regrette ou pas la disparition du muret qui marquait l'ancien clos, force est de constater que l'habillage de la façade de Van Möe, pur produit du gothique XIXe siècle, remet particulièrement à  l'honneur l'albe façade de l'église du coeur de Dunkerque...